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Taxi ou VTC : lequel choisir ?

Taxi ou VTC ? Examen, carte, clientèle, investissement, liberté des prix : la comparaison point par point des deux métiers pour bien choisir à Strasbourg.

Équipe pédagogique BIG FORMA. Mis à jour le .

Taxi ou VTC ? C'est la première question que se posent la plupart des futurs chauffeurs qui nous appellent. Les deux métiers se ressemblent vus de l'extérieur : on conduit des clients d'un point à un autre, dans une voiture propre, avec un service soigné. Mais leurs règles, leur clientèle et leur modèle économique sont très différents. Ce guide les compare point par point, sans parti pris, pour vous aider à choisir en connaissance de cause.

Ce que les deux métiers ont en commun

Taxi et VTC font partie du même ensemble juridique : le transport public particulier de personnes, encadré par le Code des transports. Les conditions d'accès sont les mêmes : permis B hors période probatoire, casier judiciaire compatible, avis médical favorable d'un médecin agréé.

L'examen est aussi construit sur le même modèle par l'arrêté du 6 avril 2017. Il comporte sept épreuves écrites, dont cinq sont communes aux deux métiers : la réglementation du transport public particulier de personnes, la gestion, la sécurité routière, le français et l'anglais. Seules les deux dernières épreuves, F et G, changent selon le métier. Une épreuve pratique d'admission vient ensuite, au volant.

Dans les deux cas, la carte professionnelle est délivrée par la préfecture, elle est valable 5 ans et son renouvellement suppose une formation continue de 14 heures en présentiel.

La différence fondamentale : la maraude

Le taxi peut stationner sur la voie publique en attente de clients, être hélé dans la rue et prendre place dans les files des stations, à la gare ou à l'aéroport. C'est ce qu'on appelle la maraude. Ce droit est attaché à une autorisation de stationnement (ADS), délivrée par une commune.

Le VTC, lui, ne peut travailler que sur réservation préalable. Il n'a pas le droit de chercher des clients sur la voie publique ni de stationner en attente dans les lieux de prise en charge. Toutes ses courses passent par une réservation, via une plateforme, un site, un téléphone ou un client fidèle.

Cette règle change tout le quotidien. Le chauffeur de taxi peut remplir sa journée avec la clientèle de passage, les stations et les centrales de réservation. Le chauffeur VTC dépend entièrement de sa capacité à générer des réservations, soit par les plateformes, soit par son propre réseau.

L'examen : les épreuves qui diffèrent

Les deux épreuves propres à chaque métier ne demandent pas les mêmes qualités.

Pour le taxi

  • Épreuve F : la connaissance du territoire et la réglementation locale du département où vous voulez exercer. Dans le Bas-Rhin, cela couvre la géographie de Strasbourg et du département, les lieux clés et les arrêtés préfectoraux sur les taxis.
  • Épreuve G : la réglementation nationale du taxi, dont l'autorisation de stationnement, le taximètre et les tarifs.

Pour le VTC

  • Épreuve F : le développement commercial et la gestion propre à l'activité de VTC : prix, rentabilité, clientèle, plateformes.
  • Épreuve G : la réglementation nationale spécifique au VTC, dont le registre des exploitants et la réservation préalable.

Le candidat taxi doit donc mémoriser beaucoup de connaissances locales, très concrètes. Le candidat VTC doit surtout raisonner en chef d'entreprise. Les coefficients et notes éliminatoires de chaque épreuve sont détaillés dans nos guides de l'examen taxi et de l'examen VTC.

La carte professionnelle : départementale ou nationale

C'est une différence que beaucoup découvrent trop tard. La carte de taxi n'est valable que dans le département où vous avez réussi l'examen. Pour travailler ailleurs, il faut suivre une formation à la mobilité dans le département d'arrivée.

La carte de VTC, elle, est valable sur tout le territoire national. Un chauffeur VTC formé à Strasbourg peut travailler à Paris, à Lyon ou sur la Côte d'Azur pendant la saison, sans démarche supplémentaire.

Si vous envisagez de déménager dans les années qui viennent, ce point pèse dans la balance.

L'investissement de départ

Pour exercer comme taxi indépendant, il faut une autorisation de stationnement. Depuis la loi du 1er octobre 2014, les nouvelles ADS sont gratuites mais attribuées par les communes sur liste d'attente, souvent longue dans les grandes villes. Les ADS délivrées avant cette date peuvent encore être cédées, à un prix librement fixé entre vendeur et acheteur. Notre guide sur le prix d'une licence de taxi à Strasbourg détaille ce système. Il faut ajouter le véhicule, le taximètre et les équipements obligatoires.

Beaucoup de nouveaux chauffeurs de taxi commencent donc comme salariés ou locataires d'un véhicule équipé, ce qui limite l'investissement initial.

Le VTC n'a pas besoin d'autorisation de stationnement. Son investissement porte sur le véhicule, qui doit répondre à des critères précis, l'assurance professionnelle et l'inscription de son entreprise au registre des exploitants, qui est payante. L'entrée dans le métier est donc en général moins coûteuse, mais la concurrence y est aussi plus vive.

Les prix et la clientèle

Les tarifs des taxis sont réglementés : dans le Bas-Rhin, ils sont fixés chaque année par arrêté préfectoral et affichés dans le véhicule. Le taximètre calcule le prix de la course selon ces tarifs. Le chauffeur n'a pas à négocier ; en revanche, il ne choisit pas ses prix.

Le VTC fixe librement ses prix, ou accepte ceux de la plateforme qui lui transmet la course. Le prix est connu au moment de la réservation. Cette liberté est un atout pour qui sait construire une clientèle haut de gamme ; elle devient une contrainte quand les plateformes tirent les prix vers le bas.

Côté clientèle, le taxi bénéficie de la clientèle de passage, des stations et des centrales de réservation. Le VTC s'appuie sur les plateformes, les entreprises, les hôtels et sa clientèle fidèle. À Strasbourg, les deux métiers trouvent des clients autour de la gare, de l'aéroport et des institutions européennes, mais par des canaux différents.

Le rythme de travail et l'autonomie

Dans les deux métiers, on peut être salarié ou indépendant. L'indépendant choisit ses horaires, mais ses revenus dépendent directement de son activité.

Le chauffeur de taxi indépendant gère son temps entre les stations, la maraude et les courses réservées. Le chauffeur VTC indépendant gère en plus sa visibilité commerciale : avis clients, relations avec les entreprises, présence sur les plateformes. Si vous aimez la relation commerciale et le développement d'une clientèle, le VTC vous laissera plus d'espace. Si vous préférez un cadre réglementé, avec des tarifs fixés et une clientèle qui vient à vous, le taxi est plus rassurant.

Comment choisir ? Quelques questions à vous poser

  1. Voulez-vous pouvoir prendre des clients dans la rue et aux stations ? Seul le taxi le permet.
  2. Comptez-vous déménager ? La carte VTC vous suit partout, la carte de taxi reste attachée au département.
  3. Quel investissement pouvez-vous engager ? Le taxi indépendant suppose une ADS, le VTC un véhicule conforme et une entreprise inscrite au registre.
  4. Êtes-vous à l'aise avec la prospection commerciale ? C'est un pilier du VTC, et le sujet de son épreuve F.
  5. Aimez-vous la géographie et les règles précises ? L'épreuve locale du taxi en demande beaucoup.

Et si je veux faire les deux ?

C'est possible, et de plus en plus de chauffeurs le font. Une fois l'un des deux examens réussi, vous pouvez passer l'autre en mobilité professionnelle, sans repasser les cinq épreuves communes. Chez BIG FORMA, la passerelle VTC vers taxi et la passerelle taxi vers VTC préparent précisément à ces épreuves.

Avoir les deux cartes permet de diversifier son activité, par exemple de travailler comme salarié taxi tout en développant une clientèle VTC. Chaque activité garde alors ses propres règles : réservation préalable pour le VTC, autorisation de stationnement et taximètre pour le taxi.

En résumé

Le taxi offre un cadre réglementé, la maraude et des tarifs fixés, au prix d'une carte départementale et d'une autorisation de stationnement difficile à obtenir. Le VTC offre une carte nationale, des prix libres et une entrée plus simple, au prix d'une dépendance aux réservations et d'une concurrence forte. Aucun n'est meilleur dans l'absolu : tout dépend de votre projet. Pour en parler avec un formateur, consultez nos fiches formation taxi et formation VTC, ou demandez à être rappelé.

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